Les éditions Tabous présentent Gonzo à gogo !

Editions Tabou - Gonzo a gogo

 

Ange Rebelli et Jack Maisonneuve s’attaque au Gonzo style. Une descente aux enfers consacrées aux dessous peu reluisants de l’industrie du X.

Gonzo à gogo est bien plus qu’un polar, il s’agit d’une farce noire, un témoignage sur l’avènement du Gonzo. Une catégorie de vidéos pornographique qui a déferlé sur le monde via Internet au début des années 2000. Phénomène de société importé des USA au milieu des années 90.

Le principe :  offrir au « spectateur » une expérience encore plus immersive   lors du visionnage d’une séquence. L’acteur portant lui même la caméra. Appelé aussi Point of View (ou POV).

 

Chaque studio de production posséde son département Gonzo.

Vaguement inspiré par le journalisme haluciné et jubilatoire de feu Hunter Thompson ( 1937-2005). Auteur du livre Las Vegas Parano dont l’adaptation cinématographique a été réalisé en 1998 par Terry Gilliam avec Johnny Depp. Le personnage joué par Benicio Del Toro se nommant à juste titre Dr Gonzo. Le style  d’écriture de Thompson étant magnifié par des décharges d’adrénalines et de fulgurances littéraires provoquées par la prise de narcotiques et autres substance illicites.  

 

Le gonzo représente une manne financière non négligeable. Appelé All sex aux USA, Hanemori au Japon, le style Gonzo ne s’embarasse guère de scénarii alambiquée en général mais de situations en prise avec le quotidien. L’accent est portée sur les séquences trash.

Le Gonzo comme phénomène de société  a inspiré un film docufiction de Pascal Siboni et la série télévisée diffusée sur Arte en 2011 « Xanadu une famille classée X ». Il fallait toute la verve d’un héritier de Hunter Thompson comme Ange Rebelli pour s’attaquer au genre d’une façon plus littéraire. Associé à Jack Maisonneuve ils ont commis ensemble Gonzo à Gogo ! le polar qui dit tout sur les coulisses peu reluisantes de l’industrie du X.

 

Préfacé par le cinéaste français Jean Pierre Mocky, Gonzo à Gogo ! surprend, étonne, interroge l'étrange addiction des hommes pour la pornographie. Une consumérisme qui rend fou ses acteurs, producteurs, et consommateurs finaux. La force du livre est de créer des personnages parfois attachants comme ses jeunes femmes. (mention à  Lola, la petite Lorraine égérie des amateurs de Gonzo)

 

Des hommes souvent borderline (Gueule d’amour :  le passionné de vidéo pornographiques), paria de la société limite caricaturaux ( les hommes), essentiellement portés par leurs instincts plus que la raison, le livre s’éteint dans un final digne d’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Ange Rebelli shoote les tournages de HPG le hardeur dans les quartier « chauds » de Paris. Son patron lui propose de couvrir une grosse production X dans le sud de la France. Un tournage explosif qui mettra à l’honneur un  producteur mégalomane, des pépés russes, et des petites frappes pourvoyeuses de sustances illicites.

 

Ange Rebelli, Lola, IVG se rendent sur les lieux à bord d’une improbable ambulance vintage. En chemin il rencontreront toute une gallerie de personnages truculents à défaut d’être attachants. En postface un célébre auteur de polar français Benotman propose argument à l’appui un vibrant plaidoyer en faveur de l’industrie pornographique.

 

Merci à Chevalier-Meunier pour cette critique très détaillée.

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